La voiture électrique : investir ou pas ?

Mon expérience

Grand débat permanent présenté comme solution pour l’avenir ou une pollution délocalisée avec notamment la batterie lithium-ion très gourmande de ressource dont l’extraction & raffinage qui détruisent l’environnement. Finalement, c’est très onéreux à l’achat et émet beaucoup de Gaz à effet de Serre dans son process de construction (comme les autres voitures). Les véhicules électriques ne sont finalement pas si durables. Elles utilisent des ressources non durables et il faut bien les recharger (avec de l’énergie électrique durable ou pas). Tout ceci est vrai.

Les avantages sont néanmoins réels et permettent l’appréhension d’une transition vers moins de gaz à effet serre et bien d’autres points peu souvent exprimés :

1. On roule « propre » sans émission CO2

2. Moins d’entretien et pollution (pas de liquide comme l’huile dans la voiture, moins d’usure de plaquette car le frein moteur est fortement à l’œuvre dès que l’on décélère)

3. Et LE PLUS IMPORTANT :
– La conduite d’une voiture électrique oblige de repenser la relation à l’énergie en permanence (comme mes grands-parents quand ils se chauffaient et cuisinaient avec un poêle à bois) car il n’y a pas une station-service avec de quoi recharger tous les 5 km. La vie est moins « facile » (fini l’insouciance) mais c’est tellement mieux car il faut prévoir, agir avec des contraintes et s’adapter… Quoi de mieux pour préparer le futur et rester « éveillé ».

– Il faut donc bien calculer son trajet. Le conducteur est amené à faire attention car il peut lire en direct et en permanence la relation vitesse/consommation de kWh et autonomie restante sur les écrans de bord.

– En roulant moins vite, la sécurité est supérieure.

– Le stress est moindre, le conducteur est obligé de s’arrêter étant donné l’autonomie limitée (VS voiture à essence/gasoil) et il peut se reposer (comme conseillé par la sécurité routière), faire ses appels et lire ses emails pendant la recharge (au moins 30 mn pour 80%).

– Sur autoroute à 110 km/h, le gain de km est vraiment « visible » et incite à respecter les limites ou aller moins vite.

– Au final: sur un trajet de 4 ou 5 h et 400 km… Oui, il faut s’arrêter alors qu’avec une voiture à essence on peut faire le trajet d’une traite. Et oui, le temps de voyage sera probablement 1 heure ou 1h30 supérieur mais le tout en sécurité, sobriété, sans stress, en prenant le temps de s’arrêter, faire ses messages, bien se restaurer.

– C’est une bonne école pour réapprendre la sobriété car l’énergie est une « denrée » avec ses limites. Nous l’avions oublié. L’utilisation de la voiture électrique m’a rappelé certaines bases, renforcé le bon sens quotidien et l’attention à mon environnement et généré un sentiment de responsabilité et d’actions positives. C’est parfait pour développer encore plus le besoin d’adaptation permanente, le recul et mise en perspective des choses et une vigilance bénéfique.

Selon moi, c’est un bon INVESTISSEMENT au-delà des paramètres strictement financiers.

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