Monde & Vaccin

Les vaccins « démasquent » et dessinent l’avenir au-delà du Covid-19.
Analysons les faits.

Aujourd’hui (17 avril 2021) : plus de 200 millions de doses ont été administrées aux citoyens américains vaccinés.
Plus de 2 millions/jour. Donc, fin mai, dans 1 ou 2 mois, ou en tout cas avant l’été, on peut estimer à plus de 250 millions de citoyens US vaccinés (au moins une dose) soit 75% de la population… sans rupture d’approvisionnement car « made in USA ».

7 vaccins sur la planète : 3 américains (PfizerbioNtech – Moderna – J&J), 2 Chinois, 1 Russe, 1 Anglais. L’Europe continentale est absente de ce « palmarès ». Doit-on imaginer que ceci présage du futur du jeu de force et d’influence économique, R&D, politique, diplomatique sur notre globe ? Oui. Et c’est déjà le cas !
La dynamique globale échappe à l’Europe en termes d’investissements, de leadership, de vision, d’efforts d’éducation, de maîtrise de certains secteurs « strato-stratégiques » (IA, Spatial, Éducation, pharma, IT, R&D, …). Il y a bien entendu de nombreux secteurs où l’Europe est forte : l’aéro, le luxe, l’énergie verte, le « durable », l’agro, l’agriculture, W&S, l’auto, les machines-outils, ..…mais sans vision, sans projet, sans unité, sans inspiration, sans audace, sans collectif, sans leadership clair le chemin sera sinueux, sous contrainte, besogneux et ne fera rêver personne. Ni les plus anciens qui portent encore les cicatrices des guerres malgré maintenant presque 80 années de paix (en dehors, par exemple, des attaques terroristes ou de la guerre d’ex-Yougoslavie – Bosnie, Kosovo encore récente – 1990) ni les plus jeunes dont les yeux brillent peu quand les regards scrutent l’horizon. Sans maîtrise du vaccin, l’Europe n’a pas son destin en main. Quant au reste de la planète, en dehors de quelques exceptions, elle attend aussi un vaccin !

Quoi qu’on pense, les américains ont été les premiers à fabriquer des vaccins validés par l’OMS et seront probablement tous vaccinés à la fin de l’été. America is not back…America is America. Contrairement aux idées reçues, c’est déjà une « vieille » Amérique (fondée le 4 juillet 1776) qui est en action. Elle est debout et regarde l’avenir forte de son leadership, ses « dominations » mais aussi de ses faiblesses à gérer, comme chaque pays, et comme l’a illustré la dernière campagne électorale et l’élection du président Biden et de la Vice-Présidente Madame Harris.

3 entreprises font la course en tête.

Moderna, dont le président est Français et qui n’a probablement pas trouvé son bonheur entrepreneurial pour exprimer pleinement toute sa « science » et son expertise en France – A méditer – mais à Boston, Massachusetts. Plus précisément à Cambridge sur la berge opposée à la ville de Boston, de l’autre côté de la rivière Charles, là où les 2 voisines MIT (Massachusetts Insitute of Technology) et Harvard University se situent et éclairent le monde de toutes leurs sciences dans la plupart des secteurs.
Puis il y a Pfizer qui est dirigé par un Américain (d’origine Grec) et qui a réussi avec BioNtech (Biotech allemande située à Mayence et fondée par deux chercheurs. Un couple (comme Pierre et Marie Curie) d’origine Turque établis en Allemagne…Si seulement quelques politiciens européens, grecques et turques notamment, pouvaient s’inspirer de ces leçons de coopération !
Je résume : un patron d’origine Grec qui gère une entreprise américaine plus que centenaire (1849) dans un pays que l’on qualifie souvent de « sans histoire » dont le siège est à New York. Pour la « petite histoire » justement : New York a été fondée en 1624 mais découvert en 1524 par Verazzano un navigateur italien (encore un !) partie sur la « Dauphine » depuis Dieppe et financé par François 1er et le duc d’Angoulême. Verazzano accosta à « Manhattan » et appela l’endroit « Nouvelle Angoulême » mais les hollandais s’y installèrent en 1624 (des vrais ‘settlers’/colons qui y restèrent) et nommèrent l’endroit New Amsterdam devenu ensuite New York.
Depuis New York donc, Pfizer, groupe américain, géré par un patron d’origine grecque coopère avec une société Allemande créée par deux scientifiques turques pour sortir le premier vaccin Covid-19 disponible.
Pfizer-bioNtech et Moderna utilisent l’ARN messager qui est révolutionnaire (faisant honneur à la France, prix Nobel de médecine 1965 – chercheurs de l’Institut Pasteur) mais les recherches qui ont conduit au vaccin viennent de l’université de Pennsylvanie et du Docteur Katalin Kariko (originaire de Hongrie).

Belle histoire aussi du côté du Royaume (encore) Uni et de la Suède (le Astra de AstraZeneca). Le patron d’AstraZeneca siège en Angleterre, à Cambridge. Encore un « Cambridge » mais cette fois « l’original » avec sa formidable université fréquentée par Darwin et bien d’autres. AstraZeneca dispose donc d’un vaccin élaboré aussi en collaboration avec une autre institution si puissante et « intelligente » : Oxford University. C’est aussi, un français qui dirige AstraZeneca. Je suppose qu’il ne fait pas partie des plus d’un million de personnes rentrées « grâce » ou à cause du Brexit dans leur pays « d’origine ». Un autre type de flux migratoire dont on parle moins et qui n’est pas « arrêté » à Calais ni hébergé dans la « faune ». Pourtant, Calais est bien connu par les anglais comme « là où commence l’Afrique » comme ils disent avec leur célèbre ‘english sense of humour’ !
Une certaine fierté de voir qu’en France au-delà du pinard et de la bonne bouffe, du luxe ou l’aéronautique, l’agroalimentaire, la cosmétique et bien d’autres secteurs, des co-citoyens parviennent à manager et briller dans des entreprises leaders des « sciences de la vie ». Il serait intéressant de mieux connaître leur parcours. En attendant, la production du vaccin d’AstraZeneca pose problème. Pas de ‘sûreté’ apparemment mais de livraison. Il faut dire que cette « bigpharma » dispose d’unités de production partout en Europe surtout dans certains des pays les plus attractifs en coût de main d’œuvre avec des niveaux d’éducation sérieux : les pays Baltes, la Bulgarie mais aussi l’Autriche, l’Italie, l’Angleterre (Of course !), les Pays Bas et la Norvège. Pourtant, pour ce dernier n’est pas le plus « cheap » mais le plus « riche » d’Europe en PIB per capita (rivalisant avec la Suisse et Luxembourg) doté d’un des plus gros fonds de pension mondiale (Statens pensjonsfond Utland anciennement nommé : Statens petroleumsfond) alimentés en $ par les gisements de pétrole extraits en mer du Nord pour payer les retraites des Norvégiens qui sont aussi les plus grands acheteurs (per capita) de voitures électriques de la planète en 2020. Oui…je sais bien, tout ceci n’est pas simple à suivre. On ne comprend pas vraiment toutes ces « apparentes contradictions » et encore moins comment les vaccins d’AstraZenaca ne seront pas au rendez-vous. Quantités commandées chez AstraZeneca par l’Europe : 120 millions sur 1er trimestre et 300 millions pour le second trimestre…. pour une livraison qui, finalement, devrait être autour de quelques millions en France. Pour rappel : commande totale de l’Europe, plus de 2 milliards de doses tous fournisseurs confondus. Le prix par dose varie de 1,78 euro pour AstraZeneca, à 18 dollars (soit 14,70 euros) pour Moderna, avec Pfizer-BioNTech à 12 euros (source : Challenges).

Johnson & Johnson aussi est très intéressant…Établi en 1886 dans le New Jersey proche de New York (pendant que la France et l’Allemagne sortait une nouvelle fois de la guerre), ce groupe est un géant protéiforme. J’ai eu la chance d’écouter son patron (Alex Gorski) à l’occasion d’un dîner de gala (invité par une avocate très sympa) à New York. Ironie de l’histoire, il intervenait à l’occasion d’un dîner de charité organisé par l’institut Pasteur (qui a depuis abandonné ses recherches sur le vaccin…la piste retenue n’ayant pas eu de bons résultats). Un homme brillant avec une intelligence aussi grande que sa bienveillance apparente. Cette société intervient dans les produits d’entretien, d’hygiène, la cosmétique tout comme dans bien d’autres secteurs et notamment ceux qui nous intéressent le plus en ce moment : la santé, les vaccins, la médecine, la recherche. On ne connait pas assez son rôle, par exemple en Afrique, sur l’éradication de certaines maladies et traitement contre le Sida. En tout cas, ils ont élaboré un vaccin contre le Covid-19 (le Janssen). Et celui-là sera le premier que nous trouverons très probablement et banalement à la pharmacie du coin. Aux États-Unis, il devrait être en vente dans le ‘CVS’ ou le ‘Walgreens’, ‘Rite Aid’ de l’autre côté de la rue. Une seule dose.
À conserver au frigo. À côté de votre bière ou de votre bouteille (ou canette !) de rosé (de Provence ou d’Occitanie !). Donc pas de contrainte logistique majeure.

Les Chinois ont suivi un autre chemin pour combattre la Covid-19. Leur méthode correspond à une approche disciplinée et possible dans son contexte historique, culturel, social et politique. Ce que l’on comprend moins en Occident, c’est que la population en Chine (et c’est aussi vrai en Corée, au Japon, etc…) y compris les régions administratives & économiques « spéciales » (Hong Kong) et toutes « ses » provinces (y compris Taiwan donc) entretient une relation à la santé et aux remèdes pour guérir et une relation au pouvoir et à l’effort collectif différentes des pays occidentaux. En dépit de la rigidité et dureté de certains régimes, il ne s’agit pas nécessairement d’une « soumission » sous la crainte mais probablement plus, et aussi, ou tout simplement, du respect, de l’intelligence collective et un sens aigu de la « responsabilité solidaire ». Un rapport à la vie dont les racines sont à chercher, bien au-delà de la politique contemporaine et du dernier siècle et de ses massacres et égarements historiques, plutôt dans certaines valeurs qui ont façonné la culture chinoise depuis 3000 ans et une approche collective qui n’est pas uniquement menée par le « me first » et l’individualisme mais probablement sous influence de nombreux facteurs comme l’emprunte confucéenne de la relation à l’autre qui obéit à sa logique d’harmonie propre.
En tout cas, la Chine a achevé son année « économique » 2020 avec une croissance qui reste positive « quelques petits pourcents » (plus mauvais score depuis 1992 et l’appel à l’enrichissement au peuple chinois de Den Xiaoping – je crois qu’il a été entendu !). En 1992 le PIB de la Chine était l’équivalent de quelques régions françaises réunies (très inférieur à 1000 milliards) pour devenir en 2020 le second pays, avec 15500 milliards, après les États-Unis). La Chine bénéficie d’innombrables investissements depuis 30 ans dans la science et la Tech et fait le « job » avec ses vaccins. Ces vaccins contre la Covid19 sont des armes à « effet collatéraux diplomatiques » destinées à être commercialisés « RoW » (Rest of the World) en Afrique, Asie, Amérique du Sud, l’ex-Europe de l’Est dont certains sont dans les 27 (Hongrie par exemple). 60 pays ont validé ce vaccin. Pas l’Europe ni l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Quant aux ex-membres de la communauté Européenne, les britanniques sont là, désunis, avec l’Irlande du Nord encerclée à nouveau de barbelés matérialisés par une frontière (due au Brexit) et probablement future « ligne à haute tension » et toujours avec les « Scottish ». La « Grande » Bretagne avance vite et fait cavalier seule sur la vaccination.

La Russie déguste dans son coin un bon Stroganoff et ses Pirojki et va « switcher » momentanément la vodka par une dose (sûrement 2…un petit dernier pour la route… !) de Spoutnik. Ne posez pas de questions. On n’en saura pas plus. Pendant ce temps, la Présidente de l’union Européenne cherche des solutions pour « démasquer » l’Europe avec chaque dirigeant de chaque pays. Tout le monde se gratte la tête, se concerte, se réunit en « conclave » en attendant que, je suppose, la fumée blanche miraculeuse sorte avec une solution rédigée sur un parchemin. Tous à l’agonie de la dépendance d’approvisionnement, du manque d’idées, acculés au point de ne pas pouvoir établir de stratégie de vaccination offensive…sans les armes (le vaccin en l’occurrence), puisque le Président Macron a parlé de « guerre », aucun soldat ne peut aller à la bataille et donc aucun général ne peut gagner si bien que l’on connait déjà la fin de l’histoire. C’est le soldat (en l’occurrence le citoyen Lambda) qui paiera… parfois de sa vie.
De plus, il est assez légitime de se poser la question sur l’intégrité et les réelles motivations et capacités des dirigeants politiques tant les pensées sont parasitées par l’anxiété que doit leur procurer les incertitudes de leur propre futur politique (y compris judiciaire vu le nombre de « conneries » qu’on leur reproche !). Quand les comptes seront faits, il faudra non seulement continuer à accorder du temps au deuil (et hommage ?) de ceux qui sont partis (proche de 2,7 millions de décès sur la planète et plus de 91000 âmes en France à date). N’oublions pas non plus qu’il sera nécessaire de panser la dette, rembourser la « douloureuse », remettre « tout le monde » au boulot, gérer la gueule de bois économique et sociale (L’Europe est passé en 3ième position sur l’échiquier mondial avec 15000 milliards de PIB – sans le UK – derrière la Chine, et les USA en 2020).

Nous devons continuer à prendre soin de nous, et être très vigilants sur la fameuse « fumée blanche » mentionnée plus haut qui peut se transformer en braise politique et sociale et ne pas juste alimenter un feu doux qui brûle dans chaque chaumière remplie de citoyens « normaux » mais confinés, inquiets, fragilisés (économiquement, moralement, psychiquement, émotionnellement…).
Tout ceci peut se transformer en « flammes sociales » et boules de feu incendiaires dès que les peuples pourront à nouveau prendre l’air à leur guise…à bout…d’injustice, de misère et de chômage, en première ligne et « témoin non-assisté » mais dont le bon sens si souvent négligé reconnaitra l’amateurisme de certains décideurs. Être victime d’inaction et d’absence de vision politique, être accablé par des non-décisions et préparations approximatives et/ou incomprises sont, par définition, des foyers infestés de frustration, de haine et de révolte.

Pourtant, il est encore et toujours temps, et le contexte offre une opportunité, d’élaborer une politique socio-économique avec du sens et orientée durable, santé, « Tech », territoire, culture, tourisme et tant d’industries et de services où nous avons des expertises pour voir l’avenir positivement en France comme sur le développement international à valeur. Les intentions sont affichées par certains de nos élus et dirigeants. Beaucoup d’entreprises sont déjà convaincues. Les peuples européens sont probablement les plus préparés sur le globe. Notre « raison », notre éducation, notre histoire (brillante…mais pas toujours), nos « ancestralités », nos climats (je ne parle pas là des vins de Bourgogne et leurs climats mais bien de la météo), nos épreuves, nos territoires et tant d’esprits bien éveillés en sont la preuve et autant chez les anciens que chez les plus jeunes.

Tout ceci exige de l’intelligence, une remise en question, et, surtout du courage. Ce n’est pas une loi ou des décrets qui feront évoluer mais la conviction, le leadership, l’initiative, l’appel au bon sens des peuples qui embarqueront la majorité et permettra d’accéder à un monde meilleur et durablement stable. Ce n’est pas en montrant des statistiques, des graphiques et sondages débattus sur BFMTV ou France Infos ou CNEWS que l’on fait monter à bord d’une aventure positive et encore moins si ça demande des changements et donc des efforts. C’est en parlant de solutions, de bonheur, de sens, de progrès, de valeurs, de santé à nos doyens et de rêves à nos enfants…du ciel bleu et non pas de la grisaille, que l’on inspire.
En attendant, la carte politique et économique se dessine et se dévoile un peu plus chaque jour : L’Amérique du Nord et l’Asie (menée par la Chine avec le Japon, et les plus petits dragons : HK, TW, Corée, Singapour,…) sont certainement les leaders des 30 prochaines années avec une Inde, plus grande démocratie sur le globe, qui doit encore trouver son destin entre tous ses dieux et démons et aussi son administration et sa diversité.

Voilà cette carte. Contemplez là juste ci-dessous. C’est celle accrochée aux murs des écoles mais pas celles « laïques » de notre hexagone préféré. Je me souviens, lors de mes footings matinaux à Shanghai, lorsque je vivais en Chine, à la fin du siècle dernier et au début des années 2000. Je passais au petit matin devant des écoles où les gamins, debouts formant des rangées bien linéaires dans l’enceinte de l’école bordée de platanes importés de France dans les années 30 (concession française de Shanghai), entonnaient des chants, dont l’hymne national chinois, avant de commencer les cours. J’entrevoyais cette carte à travers les fenêtres des salles de classe. Ces mêmes classes où je conduisais mon fils à la maternelle. Elles sont devenues la réalité frappante de la « géométrie du monde » et de ses épicentres où « l’empire du milieu » a pris finalement « sa » place. Pourtant, tout est relatif et cyclique et, après tout, le centre du monde est là où on se trouve.

Mais où sont passés nos Gaulois et leurs petits villages ? Par Toutatis ! Et les chevaliers ? Les vikings ?
Le monde recèle pourtant d’opportunités incroyables et le plus souvent insoupçonnées qui en font des challenges formidables. L’Europe, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Benelux, les Scandinaves, etc… ne disparaîtront pas de la carte et disposent de tant d’atouts pour aller les chercher !

Avant de voir la Covid-19 « endormie » par une vaccination effective et efficace, il semble essentiel de se mettre en mode réflexion accélérée pour préparer la mise en œuvre concrète des projets de progrès politiques, économiques, sociaux, sociétaux, climatiques, technologiques avec des émissions de CO2 réduites, des classes sociales plus équilibrées, des parités homme-femme réelles, une qualité de vie moins incertaine (santé, alimentation, culture, éducation….), le respect des différences raciales, ethniques, religieuses, LGBT.

Les mieux préparés pour le futur ne sont pas seulement ceux qui disposent d’un plan, d’une stratégie, néanmoins nécessaire, mais aussi et surtout ceux qui vont se préparer et anticiper les prochaines crises. Elles arriveront. En 2002, j’ai déjà croisé le chemin du SARS, en Chine (et oui…déjà le SARS-CoV : acronyme anglais de « severe acute respiratory syndrome coronavirus ») et j’ai dû fermer mes activités pendant 2 mois et déjà mettre un masque pendant des semaines. Sans aller trop loin dans l’histoire, les événements des deux ou trois dernières décennies sont pourtant « frappants » au sens propre et figuré : la guerre d’Irak (avec des têtes nucléaires imaginaires), le réchauffement climatique que nous vivons chaque jour, les inondations dans le sud de l’Asie, les tremblements de terre (dans l’attente du « Big 1 » dans la baie de San Francisco, au Japon ou en Indonésie), les tsunamis, le Bataclan et l’hyper cascher ou Charlie Hebdo, des avions qui tombent ou disparaissent, Floyd, dans le Minnesota, qui meurt sous la pression d’un genou « blanc » et surtout immobile pendant plus de 7 mn, les tensions turco-européennes, les Balkans (d’où le feu est souvent parti dans l’histoire), la tempête Cynthia en 1999, la vague de chaleur en 2005 où nombre de nos anciens sont décédés sans avoir la visite des jeunes voisins d’à côté, les flux migratoires qui ne feront que continuer et s’amplifier (avec ou sans masque et réchauffement climatique oblige) et avec tant de périls humains, la Crimée annexée par la Russie en 2014 ou encore Trump qui se voyait bien acheter le « plus grand pays » d’Europe (le Danemark et surtout avec son «île » : le Groenland J), les dizaines de millions de chômeurs et centaines de millions de pauvres….
Donc préparons-nous pour les prochaines crises et/ou guerres : économiques sanitaires, digitales, techniques, ethniques, religieuses, politiques, sociales, climatiques, migratoires, agricoles,….. Que se passerait-il si Apple ou Microsoft avait un problème technique et que nos données et dossiers bien classés sur nos « clouds » disparaissaient (scenario 1) ou étaient détournées (scenario 2)? Que se passerait-il si, en Chine, Alibaba depuis Hangzhou perdait la clé de « sa caverne » (les data) ou Wechat tombait en panne…comment ferions-nous ? Que ferions- nous si le réseau 4 ou 5G tombait en rade d’une manière ou d’une autre ? Comment pourrions-nous gérer une sécheresse qui altérerait drastiquement la disponibilité de l’eau potable et la production agricole ? Comment pourrions-nous gérer des métropoles & urbanités immenses avec des ruptures logistiques et d’approvisionnement ?

Se préparer en permanence au pire (sans tomber dans la collapsologie !) c’est profiter du moment et de celui qui vient immédiatement après, rester humble, à l’écoute, en veille et en éveille, ouvert, respecter les autres, connecté à la terre et un peu au ciel si vous y croyez, ne pas vouloir tout posséder, partager, écouter, ….rester fragile finalement et donc humain.
Cette attitude permettra toujours d’avancer et de progresser. L’altruisme et la bienveillance, la « fragilité consciente et éveillée » ne sont pas que des mots et doivent devenir des actions et guides de comportement pour progresser. Prenons donc conscience de ceci et prenons soin de nous, et si, un jour, les vaccins arrivent en pharmacie ou chez votre docteur…allons-y (avec un masque) !

J’espère que ces quelques lignes illustreront le fait que finalement, au-delà du vaccin, il est très intéressant de réfléchir avec la géographie, l’histoire, la culture, les émotions, la science, un brin de philosophie avec une grande humilité et, surtout, humanité. Les sujets sont complexes. Les critiques, y compris de nos gouvernants, sont faciles. Aucun algorithme ne peut gérer des situations si compliquées comme celles que nous traversons. C’est une des bonnes nouvelles de la journée finalement de savoir qu’un algorithme et des ordinateurs ne peuvent pas décider à notre place. On ne peut compter que sur nous-mêmes. Collectivement.
Les critères à définir pour se préparer aux crises ne sont pas toujours très précis, parfois difficiles à définir (ou même inconnus) pour les exprimer en « données » et donc encore plus complexes à collecter et analyser.
Nous avons beaucoup d’experts brillantissimes avec leur science, dont nous avons diablement besoin, mais ils n’ont pas un répertoire de savoir qui couvre tout et ils négligent trop souvent « l’interdépendance » et « l’impermanence ». Certaines spiritualités comme le Bouddhisme les ont intégrés et la démonstration permanente est tout simplement sous notre nez, dans nos yeux et « palpables » avec nos sens en permanence : notre planète, la nature et la vie. Observons !
Ceux qui dirigent (autant les politiques, administratifs que dirigeants d’entreprises) sans ‘imprimer’ et sans essayer d’actionner dans leur tête un « software » très innovant (à base notamment de neurones et d’hormones) et en perpétuel « mouvement » (quasi « quantique ») qui intègre l’humilité et l’ouverture (et quelques autres « soft skills ») et qui conduit à une approche de réflexion qui challenge les modèles et les experts en mettant en perspectives humaines et sociales et en établissant des scénarios possibles, sont dangereux.
Ce « software » existe vraiment. Mais, il n’a ni recette ni mode d’emploi. Il est très certainement le fruit et la combinaison de science, connaissance, émotion, observation, attention, réflexion collective, sens, don de soi, partage, écoute, foi, leadership, culture, mémoire, expérience, gestion de l’adversité et des faiblesses, compréhension de l’égo, maîtrise des nerfs, gestion de la fatigue, altruisme, intuition, détermination, cœur & courage,…
L’activation de ce « software » est un choix personnel et un challenge immense (surtout sans mode d’emploi) qui fonctionne au mieux en mode collectif en étant pourtant et très souvent livré et face à lui-même. Il est probablement le propre de l’Homme et du progrès qui caractérise l’histoire de l’humanité et de tous ses génies. Après déjà une année en compagnie de la Covid-19, nous prenons conscience du fait que l’interdépendance entre qui nous sommes et la nature a été négligée et pas assez intégrée. Nous sommes bien hébergés dans une maison commune qui « brûle » avec ses virus, ses affres, ses douleurs et sa chaleur. Nous avons des solutions.
À nous de voir si nous voulons continuer à nous affliger la peine de la « perpétuité fatale », à plus ou moins long terme, et continuer à provoquer et être responsable de la catastrophe de notre planète et donc de nous-mêmes et de nos « petites vies » pourtant si valeureuses. Chacune compte d’un bout à l’autre du monde.
La réflexion, nos comportements, la sortie de cette période Covid-19 et la lutte contre le réchauffement climatique/émissions de CO2 sont de bons sujets qui nous occupent déjà et doivent continuer à nous occuper et même nous préoccuper encore pendant les semaines qui viennent et les années à venir.
Lutter contre Mère Nature, « déesse de l’intelligence de la vie » est un combat dont on connait l’issu. Il faut donc la protéger, l’entretenir, en prendre garde (dans tous les sens du terme). Elle offrira tout mais aussi se déchainera et rappellera à l’ordre les humains. En attendant le vaccin et d’embrasser les nôtres, continuons à marcher (même en rond dans nos salons), la tête haute, fiers et humbles, éclairés et conscients, le cœur rempli de bons sentiments et d’espoir, de bon sens, de recherches, sur le chemin de la quête de cette intelligence humaine et responsable qui nous rapprochera de la paix avec nous-mêmes et qui nous rendra à chaque instant plus résilients. Cette période devrait nous faire prendre conscience de tout ceci et devrait nous aider à devenir vraiment « intelligents ».

C’est ça le « software » à actionner dans nos cerveaux et dans nos cœurs !

Un vrai choix. Please ‘Press ON’ et alors nous vaincrons le virus avec encore plus d’efficacité qu’un vaccin.

Bertrand Girard

Références : dispo sur demande (site web des entreprises, site info, OMS, Stats sites gouvernementaux, CDC, Covid tracker, Wikipedia, …)

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